les cellules en particulier musculaires abritent 98% du K de l’organisme
Kaliémie normale = 3.5 à 5 mmol/l
substances stimulant l’entrée du k dans la cellule (hypokaliémie) : +++Q
insuline, stimulation B adrénergiques (Salbutamol), alcalose
substances stimulant la sortie du k de la cellule (hyperkaliémie) : +++Q
glucagon, hyperglycémie, blocage B adrénergiques, acidose
K est filtré par le glomérule, presque totalement réabsorbé par le TCP, élimination principalement contrôlée par aldostérone
l’aldostérone stimulée directement par SRE et ↗K (indirectement par ↘volémie et ↘Na)
action tubulaire rénale : réabsorption Na, sécrétion K et H
Amiloride ??? (diurétique agit sur le TCD et C Collecteur )
Hyperkaliémie
Kaliémie > 5mmol/l
kaliémie grave > 6.5 mmol/l => risque d’arrêt cardiaque
fausses hyperK : hémolyse in vitro, garrot, rares (plq > 1000000, GB >50000)
Etiologies :
↘ élimination rénale K : IRA, IRC
défaut action aldostérone :
maladie Addison
diurétiques : Spironolactone, triamterene,
trimethoprime, héparine
tubulopathies héréditaires : pseudo hypoaldosétronisme, Sd de Gordon
transfert K intra cellulaire vers le milieu extra cellulaire :
destruction cellulaire massive : rhabdomyolyse, hémolyse, Sd de lyse tumoral, saignement digestif
acidose, carence en insuline,
Trt BB, intoxication digitaliques (bloque la pompe Na/k)
surcharge exogène en K : perfusion, orale
Clinique : ECG systématique
atteinte cardiaque : les signes ECG lorsque Kaliémie > 6mmol/l
ECG : la Tete pointue du grand PèRe élargie le CuRé
troubles diffus non systématisés, par ordre de gravité ↗ :
↗ ondes T : pointues et symétriques
segment ST en forme de S (italique) mais QT normal
bradycardie, BAV, élargissement du QRS , déviation axiale gauche, PR allongé
troubles du rythme ventriculaire : TV, FV, asystolie => mort subite
atteinte neuromusculaire : paresthésies, faiblesse musculaire, rare paralysies (flasques, nerfs crâniens), aréflexie, troubles sensibilité profonde
troubles digestifs : nausées, vomissement, iléus paralytique
TRT en urgence
gluconate de Ca : protection cardiaque, efficacité immédiate
antagonise les effets myocardiques du K mais n’a aucun effet sur la Kaliémie
CI : en association avec digitaliques et ne doit pas être mélangé au bicarbonate
efficacité rapide :
soluté glucose-insuline : 500cc SG30% + 30u IO en 30mn +++
alcalinisation
agent B2 mimétique (Salbutamol)
efficacité retardée : résine échangeuse d’ions (Kayexalate)
en cas d’IRA + retentissement cardiaque sévère : dialyse en urgence
Hypokaliémie
Kaliémie <3.5mmol/l
K+ élimination physiologique rénale 95% et fécale 5%
étiologies :
déficit : carence alimentaire, vomissement, aspiration digestive
si kaliurèse >20mmol/j =>
fuites K digestive (laxatifs, diarrhées, vomissements)
fuites sudorale (sudation extrême, brulure étendue)
si kaliurèse <20mmol/j =>
avec HTA : hyperaldostéronisme, CTC, bloc enzymatique (11B, 17B), intoxication glycyrrhizine
sans HTA : diurétiques hypokaliémiants, Sd néphrotique, IC, hypothermie, thyrotoxicose
clinique :
atteinte cardiaque : les signes ECG rares chez le sujets sain (lorsque Kaliémie < 2.5mmol/l)
ECG : T’aplatis hUgues Grants sous cette tornade
aplatissement voir négativation ondes T
apparition des ondes U ( onde positive après T)
s/décalage ST en cupule
troubles du rythme supra-ventriculaire : ESA, TA, ACFA
troubles du rythme ventriculaire : ESV, TV, FV
torsade de pointe , allongement du QT
atteinte neuromusculaire :
muscles striés : crampes, faiblesse musculaire, myalgies, tétanies,
en cas d’hypokaliémie sévère < 2mmol/l : rhabdomyolyse, paralysie ascendante
muscles lisses : constipation, iléus paralytique, dysurie, rétention d’urines
atteintes rénales : polyurie-polydipsie (↘ K => inhibe aldostérone), IRA, IRC
conséquences de l’hypokaliémie :
alcalose métabolique
↘sécrétion insuline
↘ sécrétion aldostérone
↗ synthèse rénine angiotensine
Traitement
arrêt digitaliques
apport K
oral : fruits et légumes secs, jus d’orange, bananes, chocolats
sirop chlorure de K
4g KCl par 1l de SG5% ou SSI en IV si kaliémie <2.5mmol
dépister les carences en Mg fréquemment associées
en cas d’hyperaldostéronisme secondaire => Spironolactone
