LA CECITE
Acuité visuelle < 0,05 pour le meilleur œil ou incapacité de compté les doigts d’une main présentée à 3mètres
3% de la population, secondaires surtout au trachome, cataracte, glaucome, onchocercose (cécité des rivières , filariose) , xérophtalmie(sécheresse par carence en vit A ou mdie de sjogren) , lèpre
0,2% dans les pays industrialisés secondaires surtout aux dégénérescences maculaires liées à l’âge, rétinopathies diabétiques, traumatismes…
causes de cécité chez l’enfant :
atteintes cornéennes :
sclérocornée :
anomalie congénitale de la cornée, absence de différentiation du tissu => cornée opaque
Trt en absence d’anomalies associées, kératoplastie précoce pour éviter l’amblyopie (↓ acuité V)
glaucome congénitale avec mégalocornées opaques :
cornée œdématié opaque + ulcère trophique postérieur + stries hyalines et vergetures postérieurs traduisant la rupture de la membrane de Descemet
avitaminose A avec xérophtalmie :
déficit en vit A => kératite superficielle avec métaplasie épithéliale
infections microbiennes de la cornée :
au maximum perte du globe oculaire, les lésions en cicatrisant laissent des séquelles +/- importantes
atteintes cristalliniennes :
ce sont les cataractes ou opacification du cristallin
le pronostic est plus sévère lorsqu’elle est bilatérale car le développement des fonctions visuelles ne peut se faire
intervenir chirurgicalement entre le 3ème et 4ème mois
atteintes du pôle postérieur :
fibroplasie rétrolentale ou rétinopathie des prématurés :
consiste en une prolifération excessive du système vasculaire rétinien chez certains prématurés soumis à une oxygénation intempestive
dans les formes graves présence d’un magma rétrolentale fait de rétine décollée + tissu fibreux = fibroplasie rétrolentale
les hérédo-dégénérescences choriorétiniennes :
affection héréditaires de nature dégénérative, vieillissement accéléré des tissus qui meurent prématurément = abiotrophie
les hérédo-dégénérescences tapétorétiniennes périphériques
les hérédo-dégénérescences tapétorétiniennes centrales
choriorétinite toxoplasmique :
évolutive ou cicatricielle
vaste placard blanc de choroïdite localisé le plus souvent au pôle postérieur
les tumeurs :
essentiellement représentées par le rétinoblastome
atteinte du nerf optique :
atrophie optique le plus souvent, dans les traumatismes crâniens, HIC, tumeurs intracrâniennes…
traumatismes oculaires :
contusion, plaies pénétrantes, brûlures thermiques, chimiques ou électriques
causes de cécité chez l’adulte :
atteintes cornéennes :
dystrophie cornéennes :
toute dystrophie et dégénérescence acquise
kératites neuroparalytiques : ulcère central d’évolution péjorative sans TRT, cicatrise avec séquelles
kératite par lagophtalmie (insuffisance de fermeture palpébrale): dans les PF, ectropion + exophtalmie importante
kératites sèches : avec xérosis cornéo-conjonctival
infections microbiennes :
le trachome cause la plus importante
atteintes cristalliniennes :
essentiellement représenté par la cataracte
opacification du cristallin entrainant progressivement la perte de l’acuité visuelle
principale cause de cécité dans les pays en voie de développement représente ½ des cas de cécité dans le monde, néanmoins curable
la cataracte sénile est la plus fréquente
TRT chirurgical, extraction extra-capsulaire avec mise en place d’un implant de chambre postérieur
atteintes rétiniennes :
essentiellement représentées par les DMLA (dégénérescences maculaires liées à l’âge) et les rétinopathies diabétiques
DMLA : ensemble des lésions maculaires dégénératives non inflammatoires acquises apparaissant après l’âge de 50ans altérant la fonction maculaire => vision centrale
Rétinopathies diabétiques : par
hémorragies rétiniennes et rétino-vitréennes
néovascularisation rétiniennes et prépapillaire
œdème maculaire et décollement de rétine
atteinte de la papille et du nerf optique :
glaucome, méningiomes, SEP, médicamenteuse, toxique
les traumatismes :
le plus souvent responsables de la perte unilatérale de la vision
BAISSES BRUTALES DE LA VISION :
motif le plus important de consultation et l’un des plus fréquent également
les étiologies les plus fréquentes sont représentées par :
traumatismes :
crise de glaucome aigue (GFA) :
occlusions vasculaires :
occlusion de l’artère centrale de la rétine :
perte subite et totale de la vision d’un œil sans perception de la lumière avec réflexe photomoteur pupillaire direct aboli, reflexe consensuel normal
ophtalmoscopie : œdème ischémique (laiteux) sur le quelle contraste la macula couleur rouge cerise + artères grêles filiformes segmentées
Secondaires aux maladies emboligènes (ex : RM) ou artériosclérose chez le sujet âgé
occlusion de la veine centrale de la rétine :
apparaît subitement sans perte totale de la vision (brouillard visuel)
ophtalmoscopie : papille rouge hémorragique en trainées entouré de papilles « image en feu d’artifice »
secondaire au diabète, HTA hémopathie athérosclérose, inflammation
hémorragies dans le vitré :
les hémorragies dans le vitrée proviennent des vaisseaux du corps ciliaire de la choroïde ou de la rétine
elles sont secondaires aux traumatismes, HTA, diabète, hémopathies, décollement de la rétine, maladie d’Eales (hémorragies récidivantes du sujet jeune)
décollement de rétine :
début brutal par trouble + /- important de la vision précédé de prodromes à type de phosphène, scotome ,urgence ophtalmiq relative, atteinte surtt des sujets age> 50 ans, diabétique, myope
puis apparaît rapidement un voile noir opaque qui encoche une partie du champ visuel
ophtalmoscopie la rétine et saillante, blanchâtre, plissée
inflammations de segment antérieur et du pôle postérieur :
dans les inflammations du vitré ou hyalinites importantes
neuropathies optiques :
neuropathies ischémiques :
affection de l’âge mure avec baisse de l’acuité visuelle uni ou bilatérale
à l’ophtalmoscopie : œdème papillaire pâle saillant, le Dc est confirmé par angiographie
évolue vers l’atrophie optique
secondaire à l’artériosclérose, artérite temporale de Horton, autres vascularites systémiques...
neuropathies inflammatoires :
baisse uni ou bilatérale de la simple gêne à la cécité complète
aspect variable à l’ophtalmoscopie : papille gonflée (papillite) papille d’aspect normal (névrite rétrobulbaire)
R !!! Le réflexe photomoteur consensuel s'observe lors de la constriction pupillaire controlatérale à la stimulation lumineuse
